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  • marine-niguet

Adopter un chien ou un chat : le début d'une belle et grande aventure.

Dernière mise à jour : 17 janv. 2021




Parce que cette semaine aura été importante pour moi, et particulièrement le 13 janvier, date où en 2017 j'ai adopté mon chat Luna, et en 2019 mon chien Starky, tous deux à la SPA, voici un petit article sur l'adoption.

Vous êtes plutôt chien ou chat ? Ou même les deux ?

Pour ma part, et vous l'aurez compris, je suis pour les deux !

Vous entendez bien-sûr toujours parler du chat pour son côté indépendant, et du chien pour son côté fidèle ? Mais est-ce vraiment le cas ? Comment chacune de ces deux espèces vivent ? Quels sont leurs besoins ? Et quelles dispositions faut-il prendre lorsque l'on adopte un chien ou un chat ? Et par ailleurs, où et quand adopter ?

Autant de questions auxquelles je vais répondre dans cet article.

Le chien, cet ami si fidèle !



Fidèle compagnon de l'humain depuis des millénaires, le chien a été apprivoisé puis domestiqué parce qu'il représentait de nombreux avantages pour l'Homme : aide à la chasse, aboiements et défense contre les intrus, etc. Et c'est parce qu'il est si proche de l'être humain, et parce qu'il s'agit d'une espèce dite sociale, autrement dit qui vit, communique et s'organise en groupe avec des congénères (en intraspécifique : chiens) et autres espèces sociales (en inter-spécifique : l'Homme), que le canidé est un ami loyal.

Cependant, et il faut le savoir, le chien a de nombreux besoins, qu'il faut prendre le temps de combler.

Bien sûr, il y aura les besoins physiologiques de base à satisfaire : besoin de manger, boire, faire ses besoins, dormir - et il est important de respecter son sommeil ! - et d'être en sécurité.

Mais bien au-delà, voici ses autres besoins : sortir, jouer, rencontrer des congénères dans l'idéal bien socialisés, avoir des interactions (positives) avec ses humains.

  • En ce qui concerne les sorties, il y a bien sûr celles dites "hygiéniques" et qui lui servent à faire ses besoins. Mais, plus important, une sortie de minimum 30 minutes par jour, voire même une heure ou plus encore selon la race, l'âge (un chiot et un vieux chien feront des sorties moins longues qu'un adulte), la santé, le niveau individuel d'énergie et le potentiel spécifique d'action, en somme, le besoin de dépense énergétique du chien. Par ailleurs, cette sortie est gage de bien-être tout aussi bien pour le chien d'appartement que pour le chien de maison avec jardin, car elle lui permet non seulement de marquer, mais aussi de flairer. En bref, de communiquer ! Et ce n'est pas le jardin dans lequel il peut aller tous les jours et qu'il connaît par cœur, qui lui apportera satisfaction. Espèce dite sociale, comme j'ai pu l'évoquer plus haut, la communication entre congénères est donc importante. Forêt, parcs, ville, tout est bon à prendre, surtout s'il peut faire des rencontres (positives), et du moment que cela ne l'angoisse pas, que l'endroit ne soit pas hyper-stimulant.

  • De la même manière, la rencontre avec d'autres congénères tient une place importante. Afin qu'il puisse jouer, et continuer à se socialiser ("social", c'est à dire acquérir les codes sociaux propres à son espèce). Un chien peut cependant, tout comme chez l'humain, être moins sociable (avoir l'envie d'être avec d'autres animaux de son espèce), et il est important de respecter ses besoins mais aussi ses envies et préférences. Si cela est possible, la rencontre de congénères convenablement socialisés permettra à votre chien de faire des rencontres plus sereines, et sympas !

  • Jouer et/ou avoir des interactions positives sont deux choses également primordiales pour qu'une relation de confiance se mette en place. Passer du temps avec lui, lui lancer une balle (attention, car selon la race, et selon certains chiens, ils peuvent être obnubilés par la balle et capables d'entrer dans une certaine addiction, un certain TOC, le sticky dog syndrom. Le lancer de balle/autre peut être source de stress, d'excitation, ou augmenter l'instinct de prédation/chasse chez certains d'entre eux), jouer à cache-cache, lui apprendre des tricks (faire son apprentissage : coucher, assis, le rappel, etc. et d'autres tours plus originaux) , faire de l'agility,... (liste non exhaustive) peuvent donc le permettre.

  • Enfin, laisser la possibilité au chien de s'occuper seul, y compris lorsque l'humain est occupé (au travail ou au domicile) : kong fourré, os/corne/pied/oreille (buffle, cerf, porc, etc.) qui lui permettent de mobiliser et entraîner sa mâchoire, et prévenir le tartre, balles, cordes, tapis de fouille, jeux d'intelligence (plateaux), etc. (une fois de plus, la liste est non exhaustive).

Si vous savez dès le départ que vous aurez peu de temps à accorder au chien que vous souhaitez adopter, que vous serez absent durant de longues heures (le pet-sitting et dog-walking peuvent être des solutions, mais coûteuses), renseignez-vous sur d'autres espèces.

Sachez cependant que chaque espèce animale a besoin du temps et de la patience de l'humain, et que cela participe à la confiance donnée et l'attachement, éléments très importants de cette relation entre l'Homme et l'animal, chien comme chat !

Si en revanche, après ces quelques lignes, vous vous sentez plus prêt que jamais, alors foncez !


Le chat, pas si indépendant que ça !


Espèce dite solitaire ? Indépendante ? Sauvage ? Idées préconçues, parfois vraies, mais souvent fausses également !

Le chat, espèce également domestiquée depuis des millénaires (cependant, après le chien), tour à tour figure de divinité, pourchassé car représentants du mal, puis utile à la chasse aux rats et l’éradication de la Peste Noire, le chat a peu à peu pris sa place dans nos foyers...pour leur (et notre ! ) plus grand bonheur.

La SPA enregistrait un taux d'adoption de plus de 24 000 chats, contre plus de 16 000 chiens, en 2019. Nous constatons la place que ce petit félin prend auprès de l'humain, et l'attachement que l'un comme l'autre se vouent.

Et je sais que certains, en adoptant le chat, pensent avoir moins de responsabilités que le chien. Effectivement, le chat ne demande pas à être sorti comme le chien ! Néanmoins...


  • Le chat, s'il ne sort pas faire ses besoins uniquement dans un jardin, aura besoin d'un bac à litière, faisant sa longueur du museau au bout de la queue en diagonale, si possible ouvert/sans toit, et nettoyé quotidiennement (crottes) et de façon hebdomadaire, ou toutes les deux semaines, selon le substrat (la litière) que vous aurez choisi. Préférez le savon (sans odeur éventuellement) et l'eau, aux produits trop forts (Javel, désinfectants...), marquant l'urine et pouvant les déranger. Enfin, une règle bien connue, idéalement : 1 chat = 1 bac + 1; 2 chats = 2 bacs + 1, et ainsi de suite.

  • Le chat est un animal qui aime la hauteur, afin de se sentir d'une part en sécurité, et d'autre part de pouvoir observer son environnement. Un à plusieurs arbre(s) à chat pourront être installé(s) de façon à ce que le chat puisse voir une grande partie du foyer (pièces à vivre), et de façon à pouvoir observer dehors. Vous pouvez également entreposer des coussins/paniers en hauteur, pouvant servir de tour d'observation.

  • Territorial, le chat aime marquer sa présence, toujours à des fins de sécurité, pour se rassurer, dans le cas ou un autre animal serait présent, et tout simplement...pour communiquer ! Il peut donc marquer (dépôt de phéromones) en se frottant de façon à déposer son odeur, parfois en urinant, ou comme vous l'avez peut-être vu, en secouant sa queue, ou bien... en faisant ses griffes. Et parfois au détriment de votre mobilier. Un griffoir (et plus) est un indispensable de la panoplie du chat, idéalement situé dans les entrées de pièces, aux endroits où il passe le plus souvent, et proche des endroits où il dort.

  • Le chat est appelé espèce solitaire...parce qu'il chasse seul ! Mais il prendra plaisir à partager des moments de caresses , et à jouer avec son ou ses humain(s) ! Perche, canne à pêche, bout de ficelle, balle, bouchon, élastique...tout peut l'intéresser ! Il peut jouer seul, ou avec vous. Certains chats jouent cependant moins que d'autres. Une attention particulière sera portée au laser, qui peut être frustrant car non attrapable : la séance de jeu peut dans ce cas se terminer par un lancer de balle ou autre.

Chien comme chat, les interactions doivent être positives !

Les caresses doivent être consenties par votre animal, qui peut détourner le regard/la tête, se reculer, bailler, se lécher, mettre les oreilles ou vibrisses en arrière : autant de signes dits d'apaisement, qui peuvent exprimer son anxiété/son besoin de tranquillité à ce moment-là.

Les "punitions", le fait d'utiliser certains objets afin de stopper un comportement ou en accélérer un ne feront qu'angoisser votre animal, le pousser à avoir des comportements inadéquats selon vous - mais pourtant seul moyen d'expression de son mal être- , le bloquer/figer de peur au point que l'animal se résigne et n'ose plus rien faire dans le pire des cas, et à terme, que la relation de confiance se brise.

Adopter est un acte réfléchi. Ce sont des êtres vivants, tout comme nous !




Adopter = responsabilités !

Vous le comprendrez, adopter est un acte responsable !

Financièrement d'abord, car il faudra penser aux repas (gamelles, alimentation type croquettes, pâtée, BARF, etc.), aux jeux (que vous pouvez, si vous en avez le temps et l'envie, construire vous même ! Le DIY, "Do It Yourself" est en vogue et de nombreuses vidéos sont diffusées sur internet. La récupération, surtout pour les chats, est même parfois plus avantageux que l'investissement dans un jeu, qui peut ne pas l'intéresser, où dont il préférera... le carton !), aux couchages, aux arbres à chat, aux griffoirs, aux bacs à litière etc.

Il faudra également penser aux frais vétérinaires (vaccins, maladies, accidents, etc.), ainsi qu'aux éventuels services ou aides auxquels vous pouvez faire appel : dog walker, pet-sitter, comportementaliste, éducateur, ostéopathe, toiletteur, etc.

Le chien comme le chat sont des investissements en termes de temps (jeu, sortie, changement de litière, brossage/toilettage, caresses...). Et il est important de pouvoir anticiper vos vacances : l'emmènerez-vous avec vous ? Le ferez-vous gardez ? Par qui ? Quelqu'un viendra-t-il ? Qui ? Êtes-vous prêts à dépenser de l'argent pour cette garde ?

L'adoption se réfléchit. Y compris quant au choix du lieu, et au moment privilégié selon vous.


Adopter : où et quand ?


  • Quand ? A l’évidence : quand vous vous sentez prêt ! Après vous êtes mis et remis en question, une fois avoir compris qu'adopter, c'est avant tout avoir des responsabilités et les assumer. De même, si vous savez que vous allez prochainement déménager, ou que de nombreux changements ne vont pas tarder à arriver, attendez un peu. Tous ces changements peuvent être source d'angoisse pour le chien ou le chat qui vient d'arriver, et qui doit s'adapter à ses adoptants, à son nouvel environnement, et à tout ce qui le compose (bruits, enfants, odeurs, etc.). D'autant plus, s'il s'agit d'un chiot ou d'un chaton, qui vient tout juste d'être séparé de sa mère et de sa fratrie.

  • ? : Les lieux d'adoption sont divers et variés. Il va sans dire que les animaleries sont de loin le lieu que je recommande le moins. D'une part parce que la provenance des animaux n'est jamais sûre, et d'autre part parce que l'environnement dans lequel les petits grandissent (sans leur mère, ou un autre adulte de leur espèce) est hypo-stimulant, petit, et peu voire pas respectueux de leurs besoins. Vous pouvez également adopter auprès de particuliers, mais sans l'assurance que l'animal ait été castré/stérilisé (surtout chez les chats), pucé, et vacciné. Sans l'assurance également d'un environnement suffisamment stimulant, et que le sevrage soit complet, c'est à dire au bout de 12 semaines, voire 16 ! Vous avez la possibilité de vous référer à un éleveur, qui pourra mieux vous conseiller, principalement si vous souhaitez une race en particulier. Attention toutefois, et de la même manière que chez le particulier, à vérifier certains points : la santé de l'animal, sa morphologie (surtout s'il s'agit d'une race), son environnement (hypo ou hyper stimulant ? Dans le lieu de vie ou loin de l'habitat, dans une grange par exemple ? ) , l'état de la mère et de la fratrie, peut-on facilement le caresser, le prendre avec soi ? Est-il curieux ou au contraire dans son coin ? Il faut être vigilant. Enfin, il vous reste les refuges et associations, qui regorgent de loulous en tout genre, avec chacun leur histoire, maltraités, retrouvés ou abandonnés pour diverses raisons : à savoir que les problèmes comportementaux restent la principale cause des abandons.


Conclusion.


En conclusion, chien et chat demandent à ce que l'on s'organise un peu, que l'on prenne du temps pour eux. Et dans une société ou tout va à vitesse grand V, et où l'Homme est toujours pressé et occupé, il ne vous reste plus qu'une question à vous poser : suis-je prêt à adopter ?


Un animal, une histoire.




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